Bata Patrimoine Industriel





BATA S.A. : NAISSANCE D'UN PATRIMOINE  INDUSTRIEL


Le canton de Réchicourt-le-Château a connu une importante production industrielle sur le site de Bataville où l’on fabriquait des milliers de paires de chaussures chaque jour.

"Pas un pas sans Bata" : le slogan s'affichait partout !
 
 
  • 03 mars 1930 : Monsieur Tomas BATA fonde la Société Anonyme Française BATA, dont le siège est à Strasbourg, 1 rue Mercière.
  • Printemps 1931, un avion civil survole une parcelle du territoire lorrain au-dessus d'une zone délimitée par Maizières-lès-Vic, Moussey et Réchicourt-le-Château. A son bord, se trouve Tomas Bata, cordonnier de son état, né en 1876 à ZLIN en Moravie. L'industriel tchèque se déclare enthousiasmé par le site et l'heureuse conjonction de l'eau, du rail et de la route. Il se rend acquéreur du domaine et en opère la complète mutation.
  • 28 octobre 1931 : Tomas Bata procède à l'aménagement du site de Hellocourt avec une usine, son siège administratif, des logements, des équipements éducatifs, sanitaires, socio-culturels, sportifs, des voies de circulation, des zones de détente et de loisirs.
  • 12 juillet 1932, Tomas Bata, fondateur de la Société, décède dans un accident d'avion. Son fils Tomas J. Bata reprend le flambeau.
  • 1939 : la construction des bâtiments "usine et services sociaux" est achevée et couvre 43000 m2. Le personnel de l'usine atteint 2734 personnes. Les cités comprennent 249 logements, avec 922 habitants.
  • 1939/1945 : La Société prépare un repli de l'usine à Neuvic Sur l'Isle en Dordogne. En mai et  juin 1940, un grand nombre d'habitants prend le chemin de l'exode. L'usine devient alors un camp de prisonniers de guerre, français et alliés et un centre de remise en état d'effets militaires. Fin 1944, l'usine est libérée. Le 1er août 1945, un premier atelier reprend le travail
  • En 1957, une tannerie est créée pour production de cuir à semelles et cuir à tiges. A cette époque, l'usine Bata Hellocourt emploie plus de 2200 personnes avec une production allant jusqu'à plus de 20000 paires de chaussures par jour.
  • En 1970, Bata emploie 2000 personnes et encore 1500 personnnes au début des années 1990.
  • A partir de 1985, l'organisation du travail est complètement bouleversée entraînant des coûts importants, une baisse des salaires mais aussi une cassure dans les méthodes de travail. La concurrence des pays Méditerranéens puis d'Asie, porte des coups fatals à l'industrie française de la chaussure. Les premières rumeurs de fermeture de l'usine circulent.
  • 1997 premier plan social.
  • Fin d'année 2001, 526 salariés reçoivent leur lettre de licenciement tandis que 268 autres sont repris par une nouvelle Société : HELLO SA.
  • Janvier 2002 : la multinationale a décidé la cessation d'activité sur le site de Bataville.

 
 

Pour en savoir plus, vous pouvez vous référer aux ouvrages :
Alain Gatti "Chausser les hommes qui vont pieds nus", Serpenoise Metz 2004.
- R. Brunet "Mort de Bataville" juin 2005.
http://mappemonde.mgm.fr/actualites/bataville.html 
- François Caillat "Bienvenue à Bataville" film documentaire sorti en 2008 (sur l'Internet Movie Database)

   
 

            

                       L'usine dans les années 1950 ; au second plan, la Cité Bata.                        
                            (photo issue des archives personnelles de la mairie).                       

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           L'ancien site industriel Bata a aujourd'hui partiellement été réinvesti par des activités artisanales 
qui assurent une nouvelle dynamique économique.